mardi 20 novembre 2018



Voici quelques photos / traces de mon exposition
"Les nuages s'accrochent aux montagnes, on dirait du coton"
qui est visible au Petit b café à Nantes.

C'était chouette, rempli de plein de choses différentes.
On a imaginé une fresque avec mes collègues d'atelier,
j'ai dessiné sur les vitres, j'ai produit des "paysages foulards",
j'ai hésité jusqu'au bout sur les séries à montrer car bien sûr,
j'en avais beaucoup trop et enfin on a chanté avec ma chorale les chants des Olivettes.

Je vous mets le texte qui explique ma démarche par ici et puis pour info  
vous pouvez voir cette exposition jusqu'au  06 Janvier 2019 !
Belle semaine à tous !







« En voiture dans les montagnes
Tout n’est que lumière, bois et vert
Tout est beauté, splendeur et grandeur
Les arbres sous mousses, infinis, refuges
Tout se tient, vertical, droit, ancré, enraciné
Les montagnes si fortes et si belles m’émeuvent
Elles semblent tout dominer, tout cadrer
En route vers les Dolomites
Immensité verte et fournie
Chaleur douce et ventilée
J’aimerais y rester
Le concept du «chez soi» ne me parait plus familier. »

J’ai écrit ces bouts de phrases dans un carnet cet été.
Un carnet rempli de dessins réalisés durant ce mois d’août 2018.
Je ne dessine jamais en vacances. Généralement j’oublie mes crayons, j’oublie mon métier. 
Au mieux je gribouille sur une carte postale. Cet été a été différent.
Ma grosse valise et moi on a quitté Nantes durant un mois. 
On a pris des trains, des avions et puis on a atteri un jour à Toulouse. 
On s’est mises à l’arrièred’une voiture et puis on est parties en «road-trip».
Direction l’Italie et la Slovénie.
«Je ne sais même pas où c’est la Slovénie moi.
C’est quoi le nom de la capitale d’ailleurs ?»

Cette année ça m’arrangeait bien de me laisser porter,
de ne pas vraiment savoir où on irait, où on dormirait
et ce qu’on mangerait. On est arrivés deux jours plus tard
en Slovénie, il faisait presque nuit. Le matin, on a vu ces
montagnes interminables, ces arbres droits et majestueux.
On a senti l’air, on a respiré et c’était drôlement bien.
On a trempé nos pieds dans les lacs, les rivières, la mer.
On a souvent dit que c’était trop froid mais après plusieurs
heures de marche, c’était un joli cadeau.
Tout était vagues, lignes droites, «vert» et «bleu».
La végétation poussait de partout. On n’entendait plus rien
à part quelques animaux téméraires et bavards.

On a été ébahis par tant de beauté, de hauteur 
et d’apaisement. On ne voulait plus vraiment rentrer. Ici on était bien.
Chaque jour on changeait de ville, on replantait la tente ailleurs.
Pour garder tout ça précieusement, je sortais les crayons
de couleur. Parfois sous la pluie, parfois en crevant
de chaud à l’arrière de la voiture.
Les crayons tremblaient sous tous ces virages, j’avais un
peu mal au coeur parfois mais qu’importe, il me resterait
quelque chose de ces immensités. Elles me nourriraient
même loin de moi. Une fois à Nantes, je n’ai pas trop
compris ce que je faisais ici. Ma tête était encore là bas.
Re-dessiner ces paysages, ces moments suspendus,
s’en éloigner pour se les approprier m’a semblé naturel
et nécessaire pour prolonger leurs beautés.
J’ai souvent crû rêver ces décors.«Regarde les nuages
s’accrochent aux montagnes, on dirait du coton.»

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